Habitat et Logement

La construction et la destruction de la maison de demain ne devront requérir quasiment aucune énergie, rendant en outre obsolètes les besoins en chauffage et en climatisation.

L'enjeu est important puisque le secteur du bâtiment en France est le premier consommateur d'énergie primaire avec 45% de l'énergie totale consommée. Largement en tête devant l'industrie (28%) et les transports (26%).

Construire en terre est ultra-économe en énergie et en coût de matériaux puisqu'il suffit de la collecter, éventuellement de la mélanger à l'eau, puis de la placer dans un moule ou un coffrage.

La terre est disponible localement est n'a pas besoin d'être transportée. Lors de la destruction du bâtiment, la terre retourne à la terre et peut être recyclé indéfiniment avec une empreinte écologique proche de zéro.

 

Pourquoi dépenser tant d'énergie pour brûler des roches calcaire entre 800 °C et 1500 °C afin d'obtenir des liants à base de chaux ou de ciment, alors qu'une simple poule fabrique un véritable ciment calcaire, la coquille d'oeuf, à température ambiante ?

Le monde du vivant fourmille d'exemples où des minéraux sont formés par différents organismes, d'origine animale ou végétale, sans chauffage et sans cuisson.

Comment peut-on s'inspirer de ces processus, connus sous le nom de biominéralisation ?

L'architecture en terre est présente sur tous les continents habités, selon le département de l'énergie américaine, 50% de la population mondiale vit dans une construction en terre crue.

Par ailleurs, 15% des oeuvres architecturales inscrites sur la liste du patrimoine de l'UNESCO sont construites en terre.

Le minaret de la mosquée Al Muhdhar à Tarim est bâtis en terre et mesure 53 mètres de haut.